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FEDERATION NATIONALE DES FLEURISTES DE FRANCE
17 rue Janssen 75019 Paris
« Ensemble pour le renouveau du syndicalisme »
LE METIER DE FLEURISTE
« FLEURISTE, UN METIER RECONNU » CIRCULAIRE N° 87-001 du 19.01.1987
Le directeur de l’artisanat M. Graindorge,
Objet : immatriculation au répertoire des métiers des fleuristes
Par arrêté du 5 mars 1986, la liste des activités seules susceptibles de donner lieu à immatriculation au répertoire des métiers a été complétée, notamment par l’adjonction de:
- Décoration et composition en fleurs et plantes naturelles à l’exclusion de la location.
Afin qu’une règle uniforme soit appliquée sur l’ensemble du territoire national et que celle-ci soit conforme à la décision prise, en concertation avec la profession, d’intégrer dans le secteur des métiers tous les fleuristes de détail traditionnels, il me paraît utile de préciser que :
1. appartenant au groupe « commerce de détail non alimentaire spécialisé », le fleuriste qui peut être immatriculé doit obligatoirement faire de la vente au détail.
2. la décoration et la composition en fleurs naturelles prévues dans l’intitulé de l’activité en cause ne doivent pas nécessairement consister en réalisations très élaborées. Il suffit qu’il y ait une certaine préparation, indispensable pour la vente au détail, telle que le tri des fleurs, leur présentation harmonieuse, la confection de bouquets, etc. pour que soit remplie la condition de « décoration et composition en fleurs naturelles ».
Ainsi, sauf exceptions rarissimes pour ceux qui se borneraient à une activité purement commerciale sans aucun effort de mise en valeur de la marchandise, tous les fleuristes doivent être immatriculés au répertoire des métiers.
DEFINITIONS (Selon la Nomenclature d’Activités de la Communauté Européenne NACE)
Activité principale :
Par activité principale d’une Unité d’Activité Européenne (UAE) locale, on entend l’activité dont la valeur ajoutée est supérieure à celle de toute autre activité de ladite unité. L’activité principale est classée par référence à la Nomenclature d’Activités de la Communauté Européenne (NACE).
Activités secondaires :
Par activité secondaire on entend une activité exercée par une UAE locale en sus de son activité principale. Le résultat d’une activité secondaire est appelé production secondaire.
Activités auxiliaires :
La production d’une activité auxiliaire n’est pas destinée à quitter l’entreprise. Par activités auxiliaires, on entend des activités d’appoint exercées au sein d’une entreprise dans le but de créer les conditions qui permettront aux UAE qui la composent d’exercer leurs activités principales ou secondaires. La production des activités auxiliaires est généralement utilisée comme entrées intermédiaires dans pratiquement toutes les activités de production, quelle que soit leur importance.
Comme exemples d’activités auxiliaires, on peut citer des services tels que les achats, la vente, le marketing, la comptabilité, le traitement des informations, le transport, le stockage, l’entretien, le nettoyage ou la surveillance. Les entreprises peuvent généralement choisir entre exercer elles-mêmes des activités auxiliaires ou acheter ces services sur le marché à des producteurs spécialisés.
La formation de capital pour compte propre n’est pas considérée comme une activité auxiliaire.
Emploi
Fonction ou emploi regroupent des activités et des compétences, dont le niveau est défini par une organisation de travail et dépend du profil de la personne qui l’occupe, ainsi que de la performance attendue par l’entreprise.
Métier
Ensemble cohérent d’activités réalisées par un individu.
On considère que des salariés, occupant deux emplois différents, sont dans un même métier lorsque, à niveau de compétences égales, ils peuvent passer d’un emploi à l’autre, et dans les deux sens, dans un délai de plus ou moins un an. Exemple : le métier de secrétaire comprend les emplois de secrétaire de direction, de secrétaire commerciale, secrétaire juridique…
ORGANISMES AUPRES DESQUELS LA FNFF SIEGE
La confédération nationale du commerce horticole (CNCH) ;
La confédération nationale de l’artisanat, des métiers et des services (CNAMS) ;
L’office national interprofessionnel du vin des fruits, des légumes et de horticulture (VINIFLHOR) ;
Le fonds d’assurance formation de l’artisanat (FAFCEA) ;
L’organisme paritaire collecteur agréé des métiers et services (OPCAMS) ;
Le groupe MORNAY (CIRCO-PREVOYANCE) ;
Le comité de valorisation des produits de l’horticulture (VAL’HOR).
COMMUNICATION
La FNFF communique principalement par la revue professionnelle « Fleurs de France » éditée par la société « Le fleuriste de France », et par un site web : www.fnff.fr.
Elle participe à la promotion des fêtes florales et des fleurs coupées au sein de l’association « Parole de fleurs ».
Elle participe également à la valorisation et la promotion des produits de l’horticulture (VAL’HOR).
ETRE FLEURISTE AUJOURD’HUI, EVOLUTION DU CONTEXTE

L’artisan fleuriste confronté à une exigence normative
Le passage progressif d’une mobilisation ancestrale d’une main d’œuvre familiale ou de voisinage, en fonction des besoins, au recours au salariat, aboutit au bouleversement des habitudes coutumières au sein d’une sphère familiale ou personnelle et rend essentielle la question des relations au travail tant dans leur dimension organisationnelle qu’humaine.
La main d’œuvre qualifiée, une ressource rare
Ces dernières années, les attentes de la société se sont considérablement renforcées et le législateur, tant au niveau européen qu’au niveau national, en a tenu compte. Beaucoup de ces attentes se traduisent par un accroissement du nombre de réglementations, de normes et par des engagements individuels ou collectifs.
Il convient de donner aux apprenants une approche juridique de leur activité future de salariés ou artisans fleuristes. C’est l’objectif des formations initiale et professionnelle continue.
Une entreprise artisanale « intégrée » dans des organisations collectives et administratives plus ou moins formelles
L’analyse des décisions de l’artisan fleuriste montre que, la plupart du temps, celui ci est intégré dans des réseaux de relations plus ou moins contraignantes. Ce qui ne lui permet plus réellement de procéder à des choix qui lui seraient propres, mais plutôt de chercher à comprendre et à maîtriser l’équilibre global et la place de son entreprise dans un ensemble plus vaste et ouvert à une concurrence de plus en plus rude.
C’est en agissant au niveau collectif sur cet ensemble qu’il peut retrouver la capacité de piloter son propre système.
L’organisation du travail : une gestion des ressources humaines entre la famille, l’association et le salariat
Le changement de nature du travail et la conception contemporaine du travail font de l’organisation du travail un enjeu essentiel.
Dans ce contexte l’artisan doit donc composer avec d’autres personnes : famille, conjoint, et salarié(s)...
Une activité qui dépend de plus en plus de l’utilisation optimale d’informations de nature et d’origine variées
Que ce soit pour se positionner dans la logique des marchés, pour optimiser la conduite de ses activités, ou bien encore pour s’inscrire dans un réseau structuré, la maîtrise de l’information et sa compréhension deviennent, pour l’artisan fleuriste, un facteur de réussite tout aussi essentiel que la performance technique.
C’est à ce niveau que se situe le rôle des syndicats professionnels mis en évidence par le rapport annuel de branche réalisé par la FNFF.
La maîtrise de ces outils et l’utilisation de ces informations peuvent probablement réorganiser une partie de la formation des futurs fleuristes, ayant notamment l’ambition d’accéder au plus haut niveau de responsabilité.
Conséquences de ces évolutions en terme de compétences
Au vu de ces évolutions récentes, cinq champs de compétences doivent être réinvestis au regard de l’activité conduite dans une entreprise artisanale :
1. Des compétences techniques fortes « véritable cœur du métier » ;
2. Des compétences en commercialisation et négociation qui nécessitent une connaissance des marchés ;
3. Des compétences relationnelles et une solide culture générale ;
4. Des compétences en organisation du travail et gestion des ressources humaines ;
5. Une autonomie et des aptitudes à la prise de responsabilité.
ACTION SYNDICALE : GRANDS OBJECTIFS PRIORITAIRES
Le numéro un des grands objectifs prioritaires de la FNFF consiste à aider à la reconnaissance des vrais professionnels qui s’engagent dans une politique dynamique de qualité et de transparence et les confortera dans leur désir de participer activement au syndicalisme.
Un syndicat patronal représentatif est le gage d’un métier organisé et structuré, du développement des entreprises concernées et de la moralisation de leur secteur d’activités.
Moralisation qui passe par le dialogue social qui ne doit pas laisser de place à l’affrontement des patrons et des salariés, mais à la réalisation d’un objectif commun qui doit assurer la bonne santé économique et la pérennisation des entreprises artisanales et encourager toutes les solidarités pour le développement, l’insertion et l’emploi.
Pour ce faire et afin d’être au fait des événements politiques, sociaux, économiques et fiscaux qui pèsent sur les entreprises, il faut retenir prioritairement la nécessité :
- D’une observation des évolutions des métiers du secteur de la fleuristerie traditionnelle, afin de définir le positionnement de la FNFF en fonction des enjeux de la profession (rôle de l’observatoire prospectif des métiers) ;
- De mieux s’organiser au plan fédéral pour une meilleure intégration au sein des structures confédérales interprofessionnelle et des chambres consulaires ;
- De veiller au développement et au financement du paritarisme au bénéfice des entreprises artisanales du champ d’application de la négociation collective de branche des fleuristes, vente et services des animaux familiers ;
- De définir la politique interprofessionnelle qui conviendra au mieux des intérêts du commerce des produits de l’horticulture, vendus en l’état de la récolte ou après façonnage par les artisans fleuristes ;
- D’agir pour la promotion des produits de l’horticulture et du savoir-faire professionnel des artisans fleuristes au sein des institutions concernées : CNCH, VAL’HOR, Parole de Fleurs...
- D’asseoir le rayonnement politique de la FNFF et son influence concernant les institutions financées par des contributions ou cotisations obligatoires des fleuristes :
- Financement de la formation professionnelle continue tout au long de la vie (FAFCEA, OPCAMS).
- Financement du paritarisme (ADPFA)
- Promotion des produits de l’horticulture (VAL’HOR)
- De respecter la convention de partenariat, signée entre la FNFF et le Gouvernement pour lutter contre le travail illégal et la concurrence déloyale.
LA FILIERE HORTICOLE
Le point commun entre l’horticulteur, le fleuriste, le rayon spécialisé d’une jardinerie ou d’une grande surface, est essentiellement le produit acheté dans le but de le revendre en l’état, de l’assembler ou le composer. C'est-à-dire les végétaux d’ornement produits par les agriculteurs spécialisés, horticulteurs et pépiniéristes.
L’appellation filière horticole, qui se rattache au produit, rassemble donc les agriculteurs spécialisés et les artisans et commerçants qui utilisent professionnellement leurs produits.
VAL’HOR.
La FNFF a toujours mené une campagne cohérente et objective d’explications sur VAL’HOR face aux critiques dont cette association fait l’objet en référence parfois au douloureux exemple du CNIH encore présent dans les esprits, dont il faut aujourd’hui raisonnablement et définitivement tourner la page, mais de façon positive, et les fleuristes ont raison d’être exigeants, c'est-à-dire, soucieux du passé, mais désireux d’agir en conséquence, forts des enseignements d’expériences à ne pas renouveler.
Une circulaire de l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers et de l’Artisanat, adressée aux Présidents des Chambres de métiers, a pu laisser supposer que ces Institutions désavouaient les décisions et actions de la FNFF qui participe depuis 1995, sans que personne ne s’en soit indigné, au sein du collège commercialisation de VAL’HOR, à des actions communes visant à l’intérêt général de la filière interprofessionnelle horticole.
Il n’en est rien et le Président de l’APCMA, Monsieur Alain GRISET s’est engagé envers les représentants de la FNFF, à reformer la circulaire en question.
Les dispositions de l’article L632-1 du code rural précisent explicitement que sont ressortissantes du champ d’application de VAL’HOR : « les organisations les plus représentatives de la production agricole (horticole) et, selon les cas, de la transformation, de la commercialisation et de la distribution (de produits déterminés) », ce qui inclut notamment sans équivoque et de façon parfaitement légale les artisans fleuristes qui vendent en l’état ou transforment en vue de les commercialiser des produits de l’horticulture ornementale.
Nous avons, ainsi que tous nos partenaires, largement mis en évidence la belle campagne promotionnelle de nos produits par VAL’HOR en 2006 et à nouveau en 2007, ce qui à l’évidence démontre la vitalité de métiers qui agissent collectivement dans une période difficile alors que chaque entreprise individuellement ne peut se mettre ainsi en valeur aux yeux des consommateurs (voir notre site www.fnff.fr) ce qui rejoint le principe largement positif de « l’artisanat première entreprise de France ».
La sagesse, pour les « ANTI-VAL’HOR », recommande, par précaution, de s’acquitter en tout état de cause de la cotisation à VAL’HOR, ne serait-ce que pour éviter les pénalités prévues qui sont très lourdes, avant toute action de contestation qu’ils seraient tentés d’engager. En effet, une procédure de refus de s’acquitter des cotisations, non seulement n’est pas fondée, mais elle est vouée à un échec quasiment assuré et lourd de conséquences financièrement.
Les décisions de la FNFF, faisant valoir le bien fondé de l’action menée par VAL’HOR, notamment au nom des fleuristes, en toute légalité, avec juste raison et dans l’intérêt général de leur profession, a été engagée selon la volonté unanime des organisations professionnelles représentatives membres de la filière horticole, conformément aux dispositions de l’article L632-4 du code rural.
Disparité et complémentarité
Parmi les obstacles majeurs qui ont toujours divisé les secteurs de la filière horticole, le plus important est certainement lié aux disparités juridiques et fiscales qui mettent les professionnels en situation de concurrence, même s’il existe entre ces métiers une complémentarité naturelle. Complémentarité constituée par les différentes opérations qui vont de la production d’un végétal à sa commercialisation finale au consommateur.
Certaines alliances sont antinomiques et si producteurs et artisans fleuristes peuvent se retrouver pour revendiquer le taux réduit de TVA taxant leurs produits, il est extrêmement difficile de se rejoindre lorsque l’on parle d’assujettir aux obligations et charges inhérentes au commerce, toute personne physique ou morale vendant un produit au détail directement au consommateur, en référence aux codes définis par la nomenclature des activités françaises (NAF).
La compétitivité de la production qui génère sa croissance, se mesure par rapport à la concurrence, le retard de la France et son refus de s’organiser et de structurer la première mise en marché sont lourds de conséquences au niveau européen.
La croissance économique d’un secteur, parfois dopé, de l’agriculture ne peut pas se rapprocher des indicateurs liés au commerce final, donc dépendant directement du pouvoir d’achat des consommateurs.
L’efficacité de la commercialisation se situe à plusieurs niveaux selon que l’on aborde la première mise en marché d’un produit ou la vente au consommateur final, les acteurs ne sont pas les mêmes et leurs intérêts divergent.
De plus la progression de l’emploi s’appréhende différemment selon les professions et leur spécificité. Il n’y a pas dans ces domaines de tronc commun. Le mélange des genres est un obstacle à l’efficacité.
Selon la FNFF, la finalité des fleuristes de demain pour ne pas disparaître sera :
« S’UNIR POUR SE DONNER LES MOYENS DE REUSSIR »
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